Posted by: V | Dimanche, 17 février 2008

Le prix de l’unité (Première partie)

Prenez invariablement la position la plus élevée, cest généralement la moins encombrée.

- Charles de Gaulle

Les lecteurs habituels de mon blogue peuvent se demander, à bon droit : « Mais qu’est-ce qu’on en a à foutre de la campagne au CNJ ? »

Pourtant, les ailes jeunesses peuvent être des acteurs très importants dans notre système politique, quand elles s’en donnent les moyens, à tous le moins. Doit-on rappeler que la deuxième force politique en importance, dans notre Parlement actuel, est en fait un ersatz de la Commission jeunesse du PLQ ?

Tout ça pour vous dire qu’en dépit de l’allure mi-prestigieuse, mi « proche du pouvoir » que revêt la fonction, être président d’une aile jeunesse, c’est vraiment une job de marde !

Je m’explique : un mandat qui va vous prendre (au-delà de) 40 heures par semaine, qui ne vous payera pas une maudite cenne (qui va vous en coûter en fait), sans (presque) ressources humaines, pour lequel vous serez critiqués, jugés, où chacun saura donc toujours mieux que vous ce que vous auriez dû faire ou dire.

Au PQ, c’est encore pire : y a votre base qui s’attend à ce que vous portiez ses revendications, sans quoi elle ne veut pas faire de terrain et y a la direction qui s’attend à ce que vous livriez des résultats en terme d’organisation, sans quoi vous ne serez pas écoutés. Être président du CNJPQ, ce n’est pas se retrouver au top de la pyramide, c’est plutôt aller se coincer entre deux forces qui s’opposent parfois (souvent!) au PQ : la direction et la base.

Ne vous y trompez pas : ça vaut pour les deux candidats actuels à la présidence du CNJ. Ça prend des maudits fous pour vouloir faire ça. Ils le savent bien d’ailleurs. Sébastien le sait parce qu’il est déjà président. Isabelle le sait parce qu’elle les a tous côtoyés depuis dix ans. Être président du CNJ, ça veut dire manquer de cash, négliger sa famille, voir une baisse de résultats dans ses études ou sa job. C’est immanquable.

Et dès que vous serez élus, il y aura des militants qui vous barreront de leur liste parce qu’une fois, vous n’aurez pas pris position du même bord qu’eux ou qu’une autre, vous n’aurez pas pu participer au kiosque qu’ils tenaient dans leur cégep. Vraiment une job de marde, je vous dis.

Mais bon… vous vous doutez bien que si certains se battent si fort pour occupé cette fonction, c’est qu’il doit bien y avoir quelque chose d’intéressant à en retirer. Évidemment ! Il y a… vous ! Les militants, les gens que l’on rencontre, les découvertes que l’on fait, la connaissance intime du Québec que l’on acquière. Mais surtout, c’est se joindre à cette formidable machine de guerre et de rêve (c’est rare que ça vient ensemble…) qu’est le Parti Québécois. C’est comme jouer pour le Canadiens de Montréal.

Tout ça pour en venir au fait que le poste de président du CNJPQ est exigeant et que les militants y sont pour quelque chose.

Demain je vous expliquerai comment chacun d’entre eux peut faire en sorte de lui rendre la tâche plus facile et, par le fait même, d’être mieux servi par celui ou celle qu’ils choisiront.

V

Réponses

Un commentaire que je sais être très humble et honnête de ta part…

Une seule petite chose : les jeunes péquistes tiennent à leurs positions, je veux dire celles qu’ils ont réellement « enfantées ».

Est-ce réellement la même chose à la CJ du PLQ? Probablement pas…

Et cela fait toute la beauté de la chose au PQ. Oui, le Président en paye le prix. Mais le PQ a réellement eu des politiques publiques incroyables, quelques fois au prix de quelques « limogeage ».

Encore
Faut-il avoir des couilles Claude

Maxime

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