
« Si on se sépare, ça va nuire à l’économie, c’est sûr. »
« Si on fait l’indépendance, on va être à la merci du géant qui est à côté de nous. »
« Si on fait la souveraineté, on aura plus la même couverture sociale. »
« Si on se sépare, on aura plus la même réputation sur la scène internationale. »
Ce n’est pas au Kosovo que vous entendriez des choses pareilles aujourd’hui, s’il faut en croire les images de fête captées dans les rues de Pristina, la capitale.
Imaginez, 2.2 millions de personnes qui se sont fait indiquer clairement par la puissante Russie que leur indépendance, c’est non.
« Ouais, mais avec la Loi sur la clarté, on peut pu se séparer anyway ! » Heille ! Ils ont la Russie contre eux autres ! Fuck…
En tous cas, c’est évident qu’on ne peut comparer la situation du Kosovo et celle du Québec, ne serait-ce que du point de vue de l’histoire récente. Conflits ethniques, guerres à relents génocidaires, répression, croissance anémique, etc.… Disons que nous, le peuple qui a refusé deux fois la souveraineté, avons bien peu à nous plaindre.
Mais justement ! C’est quoi ce raisonnement à l’effet duquel plus un peuple fait dur, plus il mérite sa souveraineté ?
Ça me rappelle Jeff Fillion et plusieurs gérants d’estrades de tendance adéquiste : « Moi la souveraineté, j’ai rien contre, mais faudrait qu’on fasse le ménage dans nos affaires avant. » Heille ! Vous avez déjà regardé un bulletin de nouvelles internationales ? Vous savez où se place le Québec dans le monde en terme de développement, de démocratie et de richesse ?
À la limite, c’est comme si le Québec était rendu déjà trop développé, déjà assez libre pour devenir indépendant. La liberté, ce n’est pas une question d’infrastructures…
En tous cas, moi ça me donne le goût ! Pas vous ? Il me semble que j’ai le goût de faire le party en bedaine dans les rues, en brandissant un drapeau !
Mais, sans blague, quel sentiment ce doit être. Celui d’être là au jour 1, devant une page blanche. Avec un passé à ne jamais oublier, mais, surtout, un avenir à écrire.
V
je suis d’accord à 100% avec toi! sauf pour la bédaine…
c’est ce genre d’événement qui me redonne le goût de militer, qui me botte le cul!
Faisons le ménage au CNJ au plus vite, et recommençons à sortir, écouter,convaincre!
Par Phil le Dimanche, 17 février 2008
à 14:31
Comme à ton habitude , c’est un excellent article ma foi
Il est vrai que j’ai toujours été l’un de ceux qui supportaient l’indépendance du Kosovo , mais je suis partagé autant je suis heureux pour ce peuple autant je reste perplexe.
J’ai peur que ce peuple devienne l’exemple européen ou mondiale du séparatisme et que de multiples républiques viennent exiger leurs indépendances comme en Russie , en Géorgie, en Roumanie , en Espagne, au Maroc , en Algérie, en Tanzanie . J’en passe et des meilleurs …
Mais , je garde ma perplexité de côté et je soutiens cet Etat multi-confessionnel et laique et ma foi comme disent les anglo-saxons ” wait and see ”
A bientôt
Par Susanowoo le Lundi, 18 février 2008
à 17:15
En effet, et c’est tout le contraire… Avez-vous vu Le confort et l’indifférence de Denys Arcand? Son propos est percutant. Il nous explique que le développement du Québec de 1960 nous a fait perdre le référendum de 1980. Peureux? Sans doute que les spins des libéraux ont bien fonctionnés…
Par Alexandre Thériault-Marois le Lundi, 18 février 2008
à 19:59
Quelle attitude devrions-nous choisir, jamais deux sans trois, ou encore, on a échoué en 76, trop peu, trop tard pour le Québec?
Pour avoir un pays, ça nous prend des hommes, des femmes, des jeunes et des vieux qui veulent plus pour leur vie qu’un travail, des REER, des vacances au Sud en hiver, de l’essence qui coûte moins d’une piastre le litre…
Mais, en même temps, tout le monde a une vie à vivre… pas tout le monde peut accepter des sacrifices pour une passion.
Par MY Arts le Mardi, 19 février 2008
à 21:09