Où est-ce que je veux en venir ?
Je veux dire que, dans ce contexte, il se trouve toujours des p’tits futés pour penser, lorsque c’est le temps de voter pour choisir la composition de l’exécutif qui dirigera le CNJ pour la prochaine année, que comme eux ils sont des gens indépendants d’esprit et qu’ils ne sont pas le genre de gens qui prennent les idées en bloc, ils vont voter un peu pour des candidats qui appuient un candidat à la présidence et un peu pour des candidats qui appuient l’autre. Comme ça, les forces seront bien balancées, se disent-ils.
Allô ? C’est pas pour un Parlement qu’on vote ! C’est pour une équipe d’orientation et d’organisation ! Et ça, par définition, ça a besoin de cohérence.
Allô ? On est dans le même parti… On est tous plus ou moins social-démocrate et plus ou moins souverainiste. C’est pas comme s’il fallait faire de la place aux Verts, aux Socialistes et aux Chrétiens-Démocrates ! Je veux bien croire qu’il y a différentes tendances, mais faites vous en pas : trouver neuf militants qui pensent pareil au PQ, c’est assez dur, même s’ils se présentent dans la même équipe.
Ce que je veux dire en fait, et là, je m’adresse aux délégués qui auront le droit de vote lors du Rassemblement, c’est que vous êtes convaincus qu’Isabelle ferait la meilleure présidente du CNJ ? Ou encore, vous pensez que Sébastien mérite de continuer son boulot ? Parfait ! Ben comme vous leur faites confiance, dites-vous donc que, ces gens-là, s’ils sont capables de diriger une aile jeunesse, ils sont aussi capables de réunir une bonne équipe. Ne les considérez donc pas comme des incapables qui ont besoin d’être encadrés.
Parce que quand on forme une équipe, on s’efforce de la balancer : des fortes têtes, des grandes-gueules, mais aussi des gens plus molos, plus discrets, qui ont une meilleure écoute. Dans une équipe, tu ne peux pas avoir juste des leaders.
L’ennui c’est que, dans une élection, c’est souvent ceux qui ressortent le plus qui l’emportent à chaque poste. Et on se retrouve rapidement avec un exécutif où il y a plus de chefs que d’indiens, comme c’est le cas présentement.
Je vous laisse sur les mots suivants : vous vous attendez du prochain président du CNJPQ qu’il aille à la guerre, qu’il affronte le national, qu’il porte vos revendications ? Vous avez bien raison de vouloir ça, c’est sa job. Dans ce cas, faites-lui plaisir et rendez-vous donc service : ne faites pas en sorte qu’il soit pogné à passer son mandat à se chicaner avec ses propres exécutants. Donnez lui l’équipe autour de laquelle il a construit son projet d’aller au CNJPQ.
C’est pourquoi je vous dis que, pour moi qui appuie Isabelle Fontaine et l’équipe « Direction : Indépendance », je ne me dis pas : « En tous cas, si Sébastien Lemire passe, j’espère au moins qu’il y aura beaucoup de monde de l’équipe d’Isabelle… ». Moi, je veux qu’Isabelle passe avec son équipe, au complet. Pis si jamais il fallait que ça n’arrive pas, je souhaite que Sébastien ait tout son monde pour diriger comme du monde.
Voilà. C’est ça, le prix de l’unité.
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